Affichage des articles dont le libellé est Première partie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Première partie. Afficher tous les articles

mardi 26 février 2013

Définition de départ..






   Un handicap moteur se caractérise par le fait d'avoir des déficiences motrices. Comme une aptitude limitée pour effectuer des mouvements, à exécuter des taches manuelles ou encore de mouvoir certaines parties du corps.

Handicap moteur généré par un accident.





Il existe de nombreuses raisons pouvant amener un être humain à subir un handicap moteur irrécupérable notamment lors d'accidents de la route, de guerre.. Un des handicaps moteurs subit par un patient lors de ces événements est notamment du à une amputation. Qui est l'ablation d'un membre. Elle peut être pathologique ou traumatique. Ce qui signifie qu'elle est soit du à une maladie ou à un traumatisme.

L'amputation.

L'amputation est l'un des premiers actes chirurgicaux pratiqué au cours du temps. En effet nous avons retrouver des textes nous exposant sont utilisation dès l'Antiquité. Mais nous n'avons d'écrits réellement précis qu'à partir du Moyen-Age. A cet époque, le médecin et plusieurs hommes immobilisés solidement le patient à qui il coupait la chaire avec un couteau à amputer, ce qui engendrer une forte hémorragie. Dans la plupart des cas, pour stopper celle ci on brûlait alors au fer rouge. On pouvait aussi utiliser de l'arsenic mais cela se faisait rarement. Puis on finissait par couper l'os avec une scie. Cette technique est heureusement pratiquer de manière différentes aujourd'hui.

image



Maintenant, pour le bien-être du patient, on ampute sous anesthésie générale. Le chirurgien coupe le membre, utilise la peau et les muscles pour recouvrir ce qui vient d'être coupé et former le moignon. Plus le chirurgien épaissit cette masse, plus se sera agréable pour le patient. Car c'est à cet endroit que sera posé une prothèse et où la personne devra s'appuyer. Ensuite, on applique des bandages sur ces moignons ayant pour but de facilité la cicatrisation du moignon. Il faudra les changer ainsi que les désinfecter régulièrement.

Handicap généré par une pathologie.


 

Il existe de nombreuses maladies pouvant entraîner un handicap moteur. Nous allons alors traiter le cas de trois d'entre elles qui sont des maladies neuro-dégénératrices, c'est à dire des maladies qui sont du à un dysfonctionnement métabolique au sein du tissu nerveux. Qui entraîne donc la mort des neurones et la destruction du système nerveux. Ces maladies sont Parkinson, la maladie d'Huntington et la Sclérose en Plaque. A elles trois, elles touchent environ 5,3 millions de personnes en France. ( 4 millions de personnes atteintes de parkinson, 1,3 million de patients atteints de la sclérose en plaque et 6000 malades de la maladie d'huntington)


 

Huntington



Quant à la maladie d'Huntington elle touche beaucoup moins de personne en France que les deux autres maladies, on ne compte que 6000 patients. Cette maladie compte trois types de symptômes : moteurs, (mouvements irrépressibles, troubles de l'équilibre, troubles de l'élocution ou de la déglutition) cognitifs, (troubles de la mémoire, difficulté à gérer des taches multiples, à utiliser des connaissances déjà acquises..) et psychiatriques (anxiété, dépression, désinhibition, agressivité...). C'est une maladie qui est héréditaire. Elle a une transmission qui est autosomique dominante, ce qui signifie que l'allèle mutée est présent sur un chromosome non sexuel et dont la présence d'un seul allèle est nécessaire pour exprimer la maladie. Cela indique donc qu'il n'existe pas de porteur sain et que si l'on est atteint, le risque pour nous enfants est d'1/2 de contracter la maladie. Dans le sens inverse, si l'un de nos parents à la maladie, nous avons ½ de la développer. De plus, le gène est à pénétrance complète ce qui veut dire que si l'on possède le gène, la maladie va obligatoirement se déclarer au cours de notre vie. Ce gène est le gène « HD », il a été isolé en 1993.

 

En effet, ce gène à une répétition trop élevée de trois acides nucléiques ( Cytosine – Adénine – Guanine ) alors appelé triplet CAG. En temps normal, ce triplet n'sest censé se répéter qu'une vingtaine de fois. Alors que sur ce gène, il se répète plus de 40 fois. Le nombre de répétition est important, puisque quand le nombre dépasse plus de 60 fois, on sait que la maladie va se déclarer plus précocement. Lorsque qu'il ne dépasse pas les 55 fois, prévoir son arrivée devient impossible.


Ce gène est normalement censé produire une protéine appelée « huntingtine » , cependant, nous ne connaissons pas encore le rôle exacte qu'elle joue dans le cerveau. Lorsque la maladie est déclarée, elle s'attaque aux cellules nerveuses situées dans certaines zones du cerveau. Ce qui engendrent la destruction de neurotransmetteurs, des molécules chimiques qui assurent la transmission des messages d'une neurone à une autre.

Sclérose en plaque



La maladie de la Sclérose en Plaque qui touche 1,3 millions de personnes en France. Les symptômes de cette maladie sont les troubles moteurs (baisse force musculaire), des troubles sensitifs (chaud-froid, toucher, fourmillements), des troubles visuels ou urinaires ainsi que beaucoup de fatigue. Tout ces symptômes sont du à une destruction progressive de l'enveloppe protectrice des nerfs du cerveau et de la moelle épinière : la gaine de myéline. Elle est chargée de la conduction électrique de l'influx nerveux. L'influx nerveux qui est un phénomène qui permet de transmettre les commandes motrices dans le système nerveux. Mais dans le cas de la sclérose en plaque, cette gaine s’abîme et va même parfois jusqu'à sa destruction ce qui engendrent des lésions qui finissent en plaques : les plaques de démyélisation. Qui a pour conséquence la difficulté de transmission de l'influx nerveux, la consommation d'énergie augmente ainsi que la sensibilité aux variations thermiques...

Parkinson


La maladie de Parkinson est l'une des trois qui touche le plus de monde en France, en effet elle touche environ 4 millions de personnes. Les symptômes de cette maladie sont des tremblements quand les membres sont au repos, de la rigidité... Comme c'est une maladie dégénératrice elle engendre la mort de cellules qui se situent dans le cerveau,  dans une zone appelée « substance noire ». Cette zone est normalement chargée de la maîtrise des mouvements par la sécrétion de dopamine, un messager chimique. Il y a alors un manque de cette substance car les cellules chargées de la fabriquer sont détruites. Cela engendre alors des mouvements saccadés, des membres rigides... puisque le contrôle des mouvements est un équilibre entre la quantité de dopamine et d'acétylcholine (un autre messager chimique).




Malgré les avancées, on ne peut toujours pas définir les causes de ce manque. Cependant, nous avons constaté que l'hérédité ainsi que l'environnement avait un rôle primordial. En effet, avoir été régulièrement en contact avec des produits tel que les pesticides, les polluants chimiques ou le monoxyde de carbone augmenterait fortement le risque de contracter la maladie.

Différents soins apporté aux personnes atteintes d'un handicap moteur provoqué par un accident




L'aide psychologique



Avant même que l'amputation ait lieu, évidemment si possible, le patient ainsi que toute sa famille se font suivre et aider par un psychologue. Il écoute les émotions, les ressentis mais aussi les besoins du patient. Il recherche chaque signe de dépression ou d'anxiété. Ainsi que ceux de sa famille, car ce genre evènement est vécu comme un réel traumatisme pour tout le monde. Un psychiatre peut aussi suivre le patient afin de lui prescrire des médicaments comme des antidépresseurs ou des anxiolytiques si le patient s'avère en avoir besoin.

L'aide d'une prothèse



Le premier soin qui est proposé à une personne ayant subit une amputation est la pose d'une prothèse. Il est rare qu'une personne refuse car une prothèse a de nombreux effets bénéfiques et et non seulement celui de rendre la mobilité. En effet, un patient ayant subit une amputation, comme nous l'avons dit précédemment, ressent en lui un traumatisme. Cela altère son image corporelle, c'est pour cela qu'une prothèse externe peut aider un patient à retrouver son identité. La prothèse se fait alors à partir d'un moulage du moignon du patient. Mais on ne peut faire ce moulage que 5 semaines après l'amputation car il faut laisser le temps à celui-ci de se dégonfler et que tout soit parfaitement cicatrisé. Tout cela va être réalisé à l'aide de bandages compressifs que l'on applique sur le moignon, qui seront portés jour et nuit ainsi que de massage.

 

Différents soins apportés aux personnes atteintes d'un handicap moteur provoqué par un accident (2)

 

L'aide d'un kinésithérapeute


Le kinésithérapeute a une importance capitale dans la rééducation du patient. En effet, il le suit dès l'amputation même avant la mise en place de sa prothèse. C'est lui qui effectue des massages sur le moignon. Il fait aussi travailler les muscles et les articulations afin de les préparer à l'utilisation de prothèses qu'il va d'ailleurs choisir en compagnie du patient et du chirurgien. Ensuite, une fois que le patient a sa prothèse, le kiné lui apprend à la mettre  et à  l'utiliser. Son travail est constitué de plusieurs étapes, tout d'abord de permettre au patient de réussir à s'appuyer sur sa prothèse, de trouver son équilibre puis finalement de réussir à marcher.

 (vidéos de l'interview avec un kinésithérapeute se situant sur le support)

Cas particulier

Traitement du symptôme fantome


Il se peut qu'un patient subisse un symptôme appelé « symptôme du membre fantôme ». Il ressent alors des crampes, des picotements, des fourmis, des sensations de chaleur ou de froid... C'est alors le cerveau qui reçoit des messages erronés du à la rupture de nerfs lors de l'amputation. Ces symptômes surviennent souvent quelques jours après l'opération et peuvent durer jusqu'à plusieurs mois. On propose alors au malade plusieurs types de médicaments. Mais ces symptômes sont considérablement atténués lors du bandage du moignon, de massage ou de marcher avec la prothèse.

Les soins pour la maladie d'Huntington

 

Pour la maladie d'Huntington, il n'existe pas encore de traitement guérissant totalement la maladie. Il y a alors un traitement médicamenteux, qui soigne des symptômes précis. Ils sont alors prescris par le psychiatre ou le neurologue. Il y en a deux types : ceux permettant de réguler les mouvements anormaux et d'autres traitants les symptômes dépressifs. Il faut ajouter à tout cela différents suivis réguliers pour améliorer les conditions de vie du patient : un suivi neurologique permettant de déterminer l'évolution de la maladie, un suivi orthophonique pour aider le patient qui a des problèmes de parole et de déglutition, un suivi kinésithérapique pour tout les symptômes autour des troubles moteurs et un suivi psychosocial qui consiste à  trouver des aménagements des structures pour le patient et à mettre à  disposition un psychologue pour soutenir le patient ainsi que ses proches. Tous ces traitements ne guérissent, certes, pas la maladie mais permettent une espérance de vie plus longue au patient si tout est bien réalisé.


Les soins pour la maladie de la Sclérose en Plaque

 

Pour la maladie de la Sclérose en Plaque, il existe différents traitements cependant ceux-ci ne peuvent guérir la maladie comme Huntington. Cependant pour la sclérose en plaque il existe 3 différents types de traitements. Un traitement de fond qui agit sur le long terme. Il a pour but de ralentir l'évolution de la maladie et de réduire l'apparition de poussées, qui sont définies par l’apparition, la réapparition ou l’aggravation de symptômes ou signes neurologiques durant au moins 24 heures avec régression totale ou partielle. Ce n'est une poussée seulement si elle se déclare sans qu'il n'y ai présence de fièvre ou d'infections tels que la grippe ou le rhume. Le traitement est constitué d'immunomodulateur, qui limite l'intensité de la réponse inflammatoire, d'immunosuppresseurs qui agissent sur les cellules immunitaires et entraînent une modification ou une suppression de la réponse inflammatoire et les anticorps monoclonaux qui agissent sur le système immunitaire en général.

Les soins pour la maladie de Parkinson

   Pour la maladie de Parkinson, malgré toutes les recherches nous n'avons pas encore de traitement permettant de guérir complètement cette maladie. Par contre, il existe des moyens permettant d'atténuer les symptômes. On prend alors des mesures souvent adaptées au mode de vie et les symptômes peuvent alors être bien contrôlés. Tout d'abord il faut rester actif, c'est à dire qu'il est important que le patient fasse de l'exercice.  Faire de l'activité physique permet d'augmenter la mobilité, l'équilibre ou la coordination du corps. De plus cela permet de combattre la dépression qui est un risque important à prendre en compte avec cette maladie.

    On peut utiliser des médicaments qui ont aussi pour but de réduire les symptômes mais ils ne peuvent arrêter la progression de la maladie. Ils ont soit pour but de réduire les tremblements ou la rigidité des membres. Cependant ils sont nombreux et certains ont même des effets secondaires  comme des comportements compulsifs, des dommages au foie..